15 septembre 2009
"A hard day's knit" ou l'écharpe géante des Beatles.
Avant la lecture de ce post, mettez-vous dans l'ambiance...
Pour fêter la sortie, il y a quelques jours, de l'intégrale des Beatles en version remasterisée (Mélu est une grande fan), je vais maintenant vous raconter une petite histoire...
En 1964, apprenant l'arrivée du groupe sur le continent australien, Mad Mel, animateur sur 2SM, instigua un énorme coup de pub qui est resté dans les annales de l'histoire de la radio australienne. Il demanda à son auditoire (des jeunes filles, principalement) de lui envoyer des rectangles tricotés, destinés à être assemblés pour former une écharpe à présenter aux Quatre Garçons dans le Vent. Les envois furent si nombreux que l'écharpe atteignit 10 mètres de longueur !
Les Beatles, Mad Mel et l'écharpe des auditrices !
Aujourd'hui, l'écharpe, propriété de Mad Mel, existe toujours. Son prix est estimé à 10.000 $.
25 novembre 2007
Au commencement...
Mes premiers pas en tricot ont été assez insolites. J'habitais chez ma grand-mère et elle tricotait beaucoup. Quand j'avais fini mes devoirs, on se retrouvait tous autour de la table, mémère avec son tricot, pépère avec son journal et moi devant la télé. Et pendant les pubs, j'observais le savoir-faire de ma grand-mère. Jusqu'au jour où j'ai pris deux baguettes de Mikado (le jeu, hein, pas ceux qu'on mange), commencé à monter des mailles sans rien demander à personne, et dérangé ma grand-mère en plein milieu de son rang en lui demandant : "Mémère, c'est des vraies ?"
Surprise, ma grand-mère dut bien convenir que oui, c'étaient des "vraies"... Et elle s'empressa de remplacer mes piteuses baguettes de Mikado contre deux vraies aiguilles en bon vieux métal, et commença à m'apprendre.
Le problème, c'est la patience légendaire de ma grand-mère. Autant dire qu'elle a autant de patience qu'un cochon qu'on égorge. Je n'avais que 6 ans, et je ne comprenais pas tout. Tricoteuses, souvenez-vous de vos premières mailles et de la douleur qu'elles ont engendrées. Tricoter, c'est facile... enfin, quand on a compris le truc !
Bref, j'attendais le week-end pour retrouver ma mère et ses explications beaucoup plus pédagogiques. Et quand je rentrais le dimanche soir chez mes grands-parents, j'arrivais toujours à faire ce que ma grand-mère avait tenté de m'enseigner la semaine précédente...
Elle est restée persuadée que c'est elle qui m'a appris à tricoter, et à son âge, je ne veux plus la contrarier...







CAMERON
IRENE SCARF






